COMPOSANTES
Composante 2: Amélioration et diversification des revenus des groupes vulnérables
Face aux sécheresses, aux épizooties et aux aléas du marché (évolution défavorable des termes de l’échange bétail/céréales), les stratégies de résistance des ménages s’articulent principalement autour de la diversification des activités et des revenus. Les principales activités génératrices de revenus actuellement pratiquées par les groupes vulnérables de la zone portent sur l’élevage de petits ruminants, l’agriculture et la conservation/transformation de produits et sous-produits agro-pastoraux.
Compte tenu des contraintes à la viabilisation de services financiers dans la région (grande étendue géographique, faible densité démographique, mobilité des populations, enclavement, faibles réseaux de communication), le programme soutiendra la mise en place d’un Fonds pour les Initiatives Génératrices de Revenus (FIGR).
Le FIGR sera administré par un opérateur spécialisé (OS) dont le recrutement se fera par appel d’offre au démarrage du programme. Il sera notamment chargé d’assurer, sous le contrôle de l’UGP: (i) la vérification de la conformité des demandes aux critères d’éligibilité des activités et les bénéficiaires des appuis, qui seront fixés de manière consensuelle et participative au démarrage du programme; et (ii) le suivi, pour le compte de l’UGP, des activités qui seront mises en œuvre avec le concours du FIGR. L’opérateur spécialisé (OS) sera recruté pour une durée initiale de deux ans dont une année probatoire. Le renouvellement du contrat de l’OS sera assujetti à l’évaluation positive de la
qualité de ses prestations, selon une grille d’analyse qui aura été préalablement établie par l’UGP lors de la signature du contrat initial.
Sur la base des AGR actuellement pratiquées par les communautés de KIDAL, les activités éligibles au FIGR couvrent (i) l’appui à l’élevage de petits ruminants; (ii) l’appui au développement des productions agricoles; et (iii) l’appui à la conservation/transformation des produits et sous-produits agro-pastoraux, et (iv) la prévention/gestion des risques et des situations de crise.
Les activités éligibles au FIGR seront validées au démarrage du programme de manière consensuelle par les populations et prendront en compte les besoins prioritaires des groupes vulnérables (cf. composante «renforcement des capacités»), notamment des jeunes qui auront bénéficié de formations professionnelles dans le cadre de la composante 3 relative à l’amélioration aux services sociaux de base.
Le schéma d’intervention pour l’appui du Fonds pour les Initiatives Génératrices de Revenus (FIGR) est le suivant:
Campagne d’Information: préalablement à toute opération, le programme mènera une campagne IEC pour faire connaître les critères d’éligibilité (sociaux, fonciers, techniques, de rentabilité, etc.) au concours du FIGR. Ces critères seront arrêtés sur une base consensuelle et participative lors de la sélection des activités éligibles au FIGR. Ils devront notamment veiller à encourager des demandes émanant des groupes les plus vulnérables, notamment les femmes et les jeunes;
élaboration et soumission des requêtes d’appui: au terme de la campagne IEC, les candidats intéressés par l’appui du FIGR dans le cadre de l’activité considérée seront appuyés par l’opérateur spécialisé (OS) pour formuler leurs demandes
. Ces demandes seront centralisées et archivées au niveau de l’OS;
vérification de conformité des requêtes: il sera ensuite procédé à la vérification, en présence de l’opérateur spécialisé, de la conformité des demandes par rapport aux critères d’éligibilité fixés. A cette fin, en fonction de l’activité considérée, l’assistance des services techniques pourra être requise, dans le cadre de conventions que l’UGP signera à cet effet. Un procès-verbal sanctionnera la vérification de conformité;
sélection des bénéficiaires: les demandes éligibles feront l’objet d’une sélection, en présence de l’opérateur spécialisé, sur la base de critères qui seront arrêtés de manière participative et consensuelle. Ces critères devront notamment veiller à la prise en compte des besoins des groupes les plus vulnérables, notamment les femmes et les jeunes. Au besoin et pour garantir la transparence des opérations, il sera procédé à une validation de ces résultats en assemblée générale au niveau du site/village
, en présence de l’opérateur spécialisé. Les résultats de cette sélection seront consignés dans un procès–verbal qui sera notifié à l’UGP pour prise en compte et diffusés sur les radios rurales appuyées par le programme (cf. composante «renforcement des capacités des acteurs»);
signature de conventions d’appui: chaque candidat sélectionné pour bénéficier de l’appui du FIGR signera une convention
qui précisera les conditions et modalités de l’appui ainsi que ses obligations au titre de cet appui. Dans ce cadre, il sera notamment prévu que les
bénéficiaires mettront à la disposition du programme et de l’opérateur spécialisé les éléments d’information dont ils auront besoin dans le cadre du suivi-évaluation des activités;
suivi de la mise en œuvre des conventions: l’opérateur spécialisé sera responsable du suivi du respect des clauses des conventions passées avec les bénéficiaires. Dans le cadre de la mise en œuvre des conventions, l’OS pourra être assisté par les services techniques compétents avec lesquels l’UGP signera, si nécessaire, des conventions spécifiques
pour la supervision, la formation technique des bénéficiaires (si nécessaire) et le suivi technique et financier des activités;
auto-évaluations participatives des activités mises en œuvre: toutes les activités appuyées par le FIGR feront annuellement l’objet d’une auto-évaluation participative au niveau de chaque site/village concerné. Ces auto-évaluations seront menées avec la participation de l’opérateur spécialisé (OS) et de l’UGP et seront animées par les animateurs des opérateurs d’appui (OA) du programme (cf. composante «renforcement des capacités des acteurs»).
Plus spécifiquement, en ce qui concerne l’appui à l’élevage de petits ruminants, le FIGR appuiera au niveau des six communes de concentration, le renforcement de l’effectif du cheptel d’environ 1.000 ménages en situation de vulnérabilité , et prioritairement les ménages extrêmement vulnérables et très vulnérables (cf. groupes-cibles) possédant en propre moins de 15 petits ruminants . L’objectif du FIGR sera d’appuyer ces ménages dans la constitution d’un effectif de bétail leur permettant de couvrir leurs besoins d’auto-consommation en lait et de dégager des excédents commercialisables pour l’achat d’autres denrées alimentaires et la satisfaction de leurs besoins sociaux (santé, vêtements, etc.).
L’appui du FIGR se traduira par l’octroi à chaque ménage bénéficiaire d’un nombre de petits ruminants nécessaire pour atteindre le seuil de viabilité pastorale, évalué à 30 ovins/caprins dans la région . A cette fin, le programme procédera à partir de l’année 2 à la dotation d’environ
250 ménages par an pendant trois ans. Sur la base du potentiel de croît de l’effectif ainsi constitué, du nombre d’animaux que les ménages bénéficiaires seront amenés à vendre pour satisfaire leurs besoins sociaux et de la nécessité d’éviter le retour à la précarité de ces ménages, le délai de remboursement sera fixé à deux ans. L’effectif à rembourser sera fixé à dix têtes , dont une majorité de femelles en âge de reproduction . Le remboursement se fera sans préférence ni discrimination à partir du croît global du cheptel initial de 30 ovins/caprins que le programme aura aidé à constituer . L’appui du FIGR reposera sur le principe de la chaîne de solidarité avec contrôle social interne; dans ce cadre, chaque bénéficiaire d’animaux effectuera le remboursement en nature au profit d’un futur bénéficiaire qui lui aura été publiquement désigné et qui aura été préalablement été sélectionné sur la base des mêmes critères et inscrit sur une liste d’attente.
Avec les règles de remboursement prévues, l’objectif d’appui aux 1.000 ménages devrait être atteint en sixième année du programme. Compte tenu de l’étendue de la zone d’intervention et de la nécessité d’opérer un suivi efficace des placements, une progressivité géographique sera observée dans l’appui du FIGR. Elle sera préalablement déterminée de manière consensuelle et participative, en concertation avec l’UGP.
Dans le cadre de la campagne IEC qui précédera le lancement de l’opération, il sera indiqué qu’à conditions égales, les femmes chefs de ménages seront prioritaires lors de la sélection. Ces critères de sélection seront élaborés de manière à permettre la parité entre bénéficiaires hommes et femmes. Sur la base de la progressivité géographique arrêtée et des dotations annuelles prévues, la sélection des demandes au niveau des villages donnera lieu à une liste de premiers bénéficiaires et à une liste d’attente dans l’ordre des futures attributions.
Au terme de la sélection et afin de permettre le suivi endogène des placements et des remboursements, une commission de suivi des opérations (CSO) sera établie au niveau de chaque village bénéficiaire. Elle sera composée de cinq membres comprenant le chef de village et quatre représentants mandataires des chefs de ménages sélectionnés. Deux de ces mandataires seront des femmes. Les décisions de la Commission seront prises en séance plénière de manière consensuelle et en présence d’au moins quatre membres.
Sur la base des conventions signées, l’opérateur spécialisé (OS) aura la responsabilité de l’organisation et du suivi des placements initiaux ainsi que la récupération des remboursements en nature et leur re-placement au niveau des bénéficiaires en liste d’attente. Dans ces tâches, il sera assisté par les CSO, un agent la Direction Régionale des Productions et Industries Animales et un agent la Direction Régionale de la Santé Vétérinaire. Leur appui à l’opérateur spécialisé portera sur la sélection et achat des animaux à distribuer, la dotation des ménages retenus conformément au procès–verbal de sélection et le suivi de l’opération. L’opérateur spécialisé (OS) veillera, sous le contrôle de l’UGP, à ce que les prix pratiqués soient conformes aux prix moyens du bétail qui sont enregistrés et diffusés par le système d’information sur les marchés appuyé par le programme.
En ce qui concerne l’appui au développement des productions agricoles, l’objectif sera d’appuyer des initiatives de production végétale à valeur ajoutée, en termes monétaires et/ou nutritionnels. Les activités éligibles à l’appui du FIGR concerneront: (i) les productions en jardins oasiens adaptées aux conditions édaphiques de la zone: maraîchage , fruiticulture , céréales, phœniciculture et cultures fourragères; et (ii) les cultures de décrue (fourragères, vivrières ou de rente) dans les zones d’épandage des oueds, les mares temporaires ou les retenues de micro-barrages.
Ces activités seront exclusivement réalisées dans les zones affectées aux productions végétales par les schémas d’aménagement communaux (cf. DT «valorisation du potentiel agro-pastoral»). Du point de vue technique:
Le FIGR appuiera la réalisation d’environ 200 jardins oasiens, soit l’équivalent d’une cinquantaine d’hectares. Les aménagements oasiens concerneront des jardins d’environ 0,25 ha chacun, qui seront aménagés en cultures étagées (maraîchage sous frondaison d’arboriculture fruitière et phœnicicole). Ces jardins exploiteront la nappe phréatique à faible profondeur (maximum 10 mètres en fin de saison sèche) et l’irrigation se fera au
moyen de dispositifs simples et économes en eau . La production de ces jardins sera, selon le cas, orientée vers des cultures vivrières, des spéculations de rente, des cultures fourragères (telles que la luzerne), la fruiticulture et/ou la phœniciculture . Chaque jardin «oasien» sera systématiquement protégé par une structure végétale périphérique (environ 200 ml par jardin de 0,25 ha). Lorsque nécessaire et afin d’assurer la pleine fonctionnalité des investissements, le programme réalisera des protections de berges d’oueds (protection des jardins contre l’érosion) ou des barrages-seuils de recharge de la nappe exploitée par les propriétaires des jardins;
les aménagements de décrue concerneront l’équivalent de 5 hectares dans les zones d’épandage des crues des oueds et au niveau de mares temporaires ou de retenues de micro-barrages étanches ou filtrants à réaliser. Ces sites seront exploités pour des cultures vivrières (notamment le niébé ) ou des cultures fourragères (notamment la culture du «ahelwat» ). Chaque site sera protégé par une structure végétale périphérique (environ 800 ml/ha de culture).
Au niveau des villages présentant un potentiel valorisable par des aménagements oasiens ou de décrue, l’appui du FIGR ciblera à la fois des promoteurs individuels de projets de culture oasienne et les groupements porteurs d’un projet collectif de cultures de décrue ou de jardin oasien. Les critères d’éligibilité de ces groupes-cibles, qui seront déterminés au démarrage du programme, devront notamment veiller à ce que: (i) les demandes concernent des sites présentant un potentiel aménageable et situés dans les zones réservées aux productions végétales par les schémas d’aménagement communaux; (ii) des critères techniques et de rentabilité économique soient pris en compte; et que (iii) tous les promoteurs, individuels et collectifs, fournissent la preuve, validée localement par la communauté ou l’autorité communale, de la jouissance régulière des terres sur lesquelles ils initient leur projet.
Sur la base des demandes formulées, la faisabilité technique et financière des différentes requêtes sera évaluée par l’opérateur avec l’assistance de la Direction Régionale du Génie Rural et de la Direction Régionale de l’Agriculture. Les critères de sélection devront prévoir qu’au moins le quart des ressources financières affectées au financement de cette catégorie d’activités est réservé aux femmes chefs de ménage et aux groupements féminins qui auront soumis une requête conforme.
Dans le cadre de la mise en œuvre des aménagements, leur mise en valeur et leur protection, l’OS sera assisté par la Direction Régionale du Génie Rural, la Direction Régionale de l’Agriculture et la Direction Régionale de la Conservation de la Nature.
En ce qui concerne la conservation/transformation des produits et sous-produits agro-pastoraux, les principaux produits transformés dans la région sont le lait, la viande, les cuirs et peaux, les dattes et les produits maraîchers. Les activités de transformation sont exercées par les femmes qui sont parfois organisées en associations. Les principales contraintes qui freinent la transformation des produits et sous-produits agro-pastoraux portent sur:
Pour le lait: (i) la faible capacité de transformation au niveau des villages, notamment en saison de grande production; (ii) la dispersion des éleveurs et l’éloignement de zones de traite des animaux par rapport aux centres de consommation; (iii) l’inexistence de techniques performantes de collecte et de conservation de lait en saison de grande production et lorsque les animaux sont loin des terroirs d’attache; (iv) l’inexistence dans la région de Kidal de technologies adaptées, notamment pour le traitement du lait de chamelles;
pour les autres produits d’origine animale et les produits d’origine végétale: (i) le manque de séchoir et de magasins de stockage; et (ii) l’inexistence dans la région de technologies adaptées.
Pour lever ces contraintes, le programme appuiera à la demande, la mise en place de petites unités de transformation de sous–produits agropastoraux gérées par les groupements de femmes. Préalablement, la faisabilité technique et financière des différentes requêtes sera évaluée par l’opérateur avec l’assistance de la Direction Régionale des Productions et Industries Animales et de la Chambre Régionale d’Agriculture.
Les groupements sélectionnés recevront, dans le cadre de l’appui du FIGR, les équipements nécessaires à leurs activités (bassines, séchoirs, petits équipements) ainsi que des formations en gestion et sur les techniques de transformation . Ces formations seront suivies d’un recyclage deux années plus tard. Afin de garantir la qualité des produits et de préserver la santé des consommateurs, le programme appuiera la sensibilisation des groupements de femmes sur les questions de santé animale et d’hygiène, notamment pour le lait et les produits dérivés. Des voyages d’étude/d’échange seront également organisés dans la sous-région (à Agadez et à Nouakchott) au profit des groupements bénéficiaires.
La revue à mi-parcours du programme sera l’occasion d’évaluer les performances enregistrées dans la mise en œuvre du FIGR ainsi que la pertinence et les résultats des projets exécutés. Les stratégies, le champ d’intervention et les modalités d’appui du FIGR pourront être ajustés en fonction des conclusions de la revue.
Prévention/Gestion des risques et des situations de crise. Les systèmes de production de la région de Kidal font périodiquement face à des aléas climatiques, des attaques acridiennes et des épizooties. Dans ce cadre, le programme appuiera les groupes cibles afin qu’ils puissent renforcer leurs capacités à prévenir et à résister à ces chocs externes; et à rétablir leurs moyens de subsistance en cas de crise qui affecterait leur capital productif. A cette fin, le FIGR réservera environ 15% des ses ressources (soit 500.000 USD) au financement d’actions de soutien des groupes vulnérables pour la prévention et l’atténuation des effets des risques latents pesant sur leurs systèmes de production.
En matière de prévention des crises, le programme appuiera la mise en place d’un dispositif de collecte régulière d’informations pour la région de Kidal, en tenant compte des indicateurs déjà suivis dans le cadre des dispositifs nationaux de prévention des crises (notamment le SAP et l’OMA) et de la couverture géographique de ces dispositifs
. Les informations concerneront notamment:
La situation des pâturages et la production fourragère en fin d’hivernage: à cette fin, il est prévu la production annuelle d’une carte de production de biomasse herbacée (cf. composante «valorisation du potentiel pastoral») qui permettra de déterminer la quantité de fourrage disponible (poids de matière sèche/hectare) et d’identifier les zones déficitaires;
le niveau d’approvisionnement en vivres des marchés de la zone du programme et les termes de l’échange bétail/céréales: il sera suivi à travers le système d’information sur les prix que le programme mettra en œuvre (cf. composante «valorisation du potentiel pastoral»);
la situation nutritionnelle des enfants de 0 à 59 mois: la dégradation de la situation nutritionnelle des enfants est révélatrice d’une péjoration de la sécurité alimentaire des ménages (dont il convient alors d’analyser les causes conjoncturelles). Elle est suivie dans le cadre des activités de la composante relative à la santé et la nutrition.
Les données collectées seront transmises au SAP pour lui permettre d’établir un diagnostic de la situation dans la région, d’évaluer les risques et difficultés potentielles pour les populations et, au besoin, de proposer aux autorités compétentes une stratégie appropriée de prise en compte de ces risques et difficultés. En cas de crise avérée et en fonction de l’incidence de cette crise, le programme appuiera, selon le cas, les groupes cibles dans la définition et la mise en œuvre d’actions de résistance aux effets de la crise ou d’actions post-crise. Le soutien du programme sera complémentaire à celui des autres intervenants (ONG spécialisées dans l’aide d’urgence, PAM et autres partenaires au développement, dispositif national de prévention et de gestion des crises, etc.).
En matière d’appui à la résistance aux effets des situations de crises, le programme apportera un appui à travers l’opérateur spécialisé pour permettre aux populations concernées de définir, en concertation avec les communes et les autorités locales, les mesures adéquates et susceptibles d’être rapidement mises en œuvre pour limiter les effets immédiats des crises
.
En matière d’appui post–crise et conformément à la politique du FIDA en matière de prévention des crises et de redressement, l’appui du programme sera orienté vers la sauvegarde du capital productif, la relance des activités économiques et la recapitalisation au niveau des ménages affectées par la crise (fourniture de semences, de petit matériel agricole, appui à la reconstitution du bétail, etc.). Pendant la mise en œuvre des actions d’urgence par les ONG et institutions spécialisées, l’opérateur spécialisé (OS) du programme recueillera, dans les zones identifiées comme sinistrées, les requêtes d’appui des communautés et groupes-cibles affectés par la crise. Ces requêtes seront examinées par un comité comprenant l’opérateur, deux mandataires de chaque village demandeur (dont une femme), un représentant élu de chaque commune concernée et un représentant de l’UGP. Ce comité examinera l’éligibilité des requêtes sur la base de critères qu’il aura préalablement définis de manière consensuelle en fonction de la situation et de la nature de la crise. Sur cette base, il procédera à l’allocation des ressources aux requérants en viellant à respecter les principes d’équité entre les genres
et entre les villages et les communes concernés, dans la limite des ressources qui auront été affectées par l’UGP en fonction de l’ampleur de la crise. L’opérateur aura la charge du suivi de la mise en œuvre des actions de sauvegarde/recapitalisation ainsi sélectionnées.
Afin de répondre avec célérité aux besoins de sauvegarde des activités productives, une provision correspondant à 25% du montant de 500.000 USD prévu au titre du FIGR pour l’appui à la prévention et la gestion des risques et des situations de crises sera mise à disposition de l’UGP dès le démarrage du programme. Elle sera logée dans un compte spécifique.